Un vent de fraîcheur a soufflé sur la médiathèque de Sainte-Sigolène avec Isabelle Bazin quartet

Le groupe, avec sa spontanéité et son humour,   a soulevé l’enthousiasme du public.  Photo Michel JAY Ce quartet avec sa spontanéité et sa fraicheur a soulevé l'enthousiasme du public présent.  Photo Michel JAY

Le groupe, avec sa spontanéité et son humour, a soulevé l’enthousiasme du public.
Photo : Michel JAY / Auteur : Non communiqué

Samedi, à la médiathèque, dans le cadre de la saison culturelle de l’OMCS (Office municipal de la culture et du sport), les paroles et la musique étaient d’une grande fraîcheur. Un après-midi musical de qualité, avec Isabelle Bazin quartet, un groupe avec à sa tête Isabelle, accordéoniste, chanteuse parfois clown, accompagnée de ses trois musiciens. Avec des mélodies et des textes parfois profonds, incitant à la méditation sur la vie, l’amour et la jouissance. Le public a acclamé le groupe par ses applaudissements nourris.

Lien : http://www.leprogres.fr/haute-loire/2016/11/07/un-vent-de-fraicheur-a-souffle-sur-la-mediatheque-avec-isabelle-bazin-quartet

« Isabelle Bazin, dérive de sons et de sentiments » de Michel Kemper

 

201611-cp-dr-nos-enchanteurs

Isabelle Bazin quartet, Saint-Victor-sur-Loire, 4 novembre 2016

 Retour au Château de Saint-Victor, commune de Saint-Etienne. Chaque année, une saison culturelle modeste mais pertinente, éclatante souvent, s’y déroule.

Ce soir c’est Isabelle Bazin, formule quartet. Bazin doit être une des hantises des marchands de disques : dans quel bac y mettre les siens ? Elle échappe à toutes classifications, ou alors elle en a tant… C’est mal code-barré pour l’identifier…

En concert, c’est pareil, pire même. Tant que c’en est inconfortable. Le confort pour le public c’est de choisir son genre et de s’y couler, sans risque, sans grande surprise, entendre ce qu’on a choisi de s’offrir. Là, avec Isabelle Bazin, c’est plus compliqué : elle vous surprend, vous emmène là où vous ne vous attendez pas, en des contrées musicales a priori incompatibles entre elles, qu’elle associe pourtant avec finesse, avec talent. Il y a à l’évidence une survivance de la chanson trad’ en filigranne : on n’est alors pas loin de La Bergère, de Gabriel Yacoub aussi. Le clin d’oeil est plus appuyé encore quand elle nous chante Le luneux, repris à Malicorne. Il y a du jazz. Du jazz et du trad’ en liberté, comme un free-folk qui unie, marie les portées et les instruments : la clarinette, la clarinette basse et le nickelharpa de Marie Mazille, orfèvre s’il en est de la musique, la contrebasse de Stéphane Arbon, les clavier et samples de Sylvain Berger. Et le diatonique d’Isabelle Bazin.

14721677_10207620476290123_662198456941912892_nEt que chante-t-elle, notre belle ? Un inventaire de l’amour, que celui-ci soit rêvé, déçu ou enthousiaste, fraternel, maternel, saisonnier… Parfois charnel : « Ce qui me plait chez ce garçon / Ses rêves, son mystère / J’ai tout oublié de la raison / Ce serment m’indiffère / Je désire en secret je désire l’adultère ». Dans cette écriture qui retrouve la patte et le mystère des vers traditionnels, l’amour est parfois une bénédiction, parfois un fardeau, jusqu’au pires cruautés. Et aux plus beaux délices aussi, on vous rassure : « Quel est ce doigt, cet autre encore / Dix doigts sans merci / Pour mon pauvre corps déjà trouble ? » Malgré ou fort des épines, aux roses on préfère leurs boutons. On s’installe dans le trad’, notre quatuor allant même jusqu’à des notes sinon médiévales au moins baroques. Et d’un coup d’un seul, de multiples sons empruntant au jazz, des sons samplés qu’on dirait expérimentaux. C’est du sucré-salé, servi par l’agréable voix d’Isabelle Bazin et celle en contrepoint, fluide et superbe, de Marie Mazille.

Un inédit dans le répertoire de Bazin : une chanson de l’ami Reno Bistan, autre lyonnais (il y en a beaucoup dans ce coin, et des bons), qui lui aussi explore la veine de l’amour codé où, derrière le verbe, se cachent de coupables intentions.

Elégante et passionnante prestation d’un quatuor haut de gamme que l’amateur de chanson se devrait d’adopter et de mettre dans ses favoris pour souvent s’y abreuver.

Le site d’Isabelle Bazin, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs à déjà dit d’elle, c’est là.

Liens article « Nos enchanteurs » : http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2016/11/07/isabelle-bazin-derive-de-sons-et-de-sentiments/

Isabelle BAZIN en tournée avec le Quartet les 3, 4, 5 & 6 Novembre !!

Les deux pieds bien ancrés dans la chanson et la musique traditionnelle, légèrement vêtue de sonorités électro, une brise de riches harmonies jouant dans ses cheveux, Isabelle Bazin dévoile l’air de rien sa singularité. Elle chante et joue de l’accordéon diatonique.

Bien que sachant parfaitement où sont les traces de ses pairs, elle joue volontiers à n’y point poser le pied. Elle se situe à la croisée des chemins et aime à provoquer la rencontre d’univers que tout pourrait opposer : les sons originels et râpeux des instruments traditionnels et la palette sonore infinie de l’outil informatique.

C’est inspiré et fluide, cela recèle de surprenantes envolées et de délicates volutes mélodiques, les textes sont profonds et simples tout à la fois… Suivons-la pas à pas !

Avec Isabelle Bazin, voix, accordéon diatonique,
Marie Mazille, nyckelharpa, clarinettes
Stéphane Arbon, contrebasse
Sylvain Berger, claviers, samples, MPC

_________________________________________________________________


PROCHAINES DATES DU QUARTET EN NOVEMBRE
 3 : Chant’appart – Grenoble (38) – 20h *
4 : Chateau de Saint Victor (42) – 20h30
5 : Médiathèque de Sainte Sigolène (43) – 15h
6 : Le Quai des Arts Usson en Forez (42) – 15h

*sur réservation à tofsac@mustradem.com ou 06 60 88 95 84

Nouvel article d’Yves Le Pape pour Hexagone (web magazine)

Isabelle Bazin, une chanson entre tradition et contemporanéité.

Isabelle Bazin, une chanson entre tradition et contemporanéité.

Isabelle Bazin travaille depuis plus de 20 ans dans le monde des musiques traditionnelles. Elle y serait plutôt sur le mode « néo-trad » qui depuis 10 ans donne une nouvelle jeunesse aux musiques folk un peu partout en Europe. Isabelle compose ses musiques et elle a réalisé en 2014 un album de chansons françaises résolument contemporaines sans renier sa filiation avec le trad. Elle va présenter ce travail à Lyon le 22 janvier, invitée à la salle des Rancy par Christine Azoulay. Isabelle est déterminée à franchir les barrières qui imposent aux artistes de rester dans les cases où on aurait tendance à les enfermer. Elle rêve d’une musique sans frontières qui se chante ou qui se danse. Elle cherche un public ouvert et enthousiaste pour l’accompagner dans cette belle aventure.


Hexagone : Après plus de 20 ans de parcours dans les musiques traditionnelles comment es-tu arrivée à la chanson française ?

Isabelle Bazin : Cela fait plus de 20 ans que je travaille dans le secteur des musiques traditionnelles. Mais je joue aussi dans d’autres réseaux artistiques, depuis 10 ans avec une conteuse qui s’appelle Françoise Barret ; dans le milieu du théâtre, et celui de la danse contemporaine, dans des milieux spécialisés tels que l’hôpital psychiatrique. Je suis aussi clown à l’hôpital au sein de Vivre aux Éclats. Bref, une touche à tout incurable ! Cela faisait longtemps que j’avais envie de me plonger dans un travail plus personnel et c’est le résultat d’un long cheminement que je vais présenter cette semaine à la salle des Rancy. Je l’ai commencé avec le trio Les Sylvaines, que j’avais fondé en 1994, pour faire de la chanson à plusieurs voix avec 2 autres musiciennes multi-instrumentistes avec qui je partageais une envie d’écrire et de composer. C’était un trio plus spectaculaire et ludique que concertant. J’ai quitté ce groupe en 2002. J’avais fondé en 1996 un duo, D’Accord Léon, avec Claude Seychal, duo avec lequel j’ai fait beaucoup de bals folk. En 2006 nous avons élaboré un spectacle de chansons écrites et composées par nous deux, qui s’appelait Les Léonnes. Puis ce duo s’est arrêté en 2010.

Hexagone : Tu es accordéoniste et tu composes toi-même tes musiques ?
Isabelle : Je joue de l’accordéon diatonique et mon répertoire est principalement basé sur mes compositions. Je ne me suis jamais plongée dans un répertoire de musiques traditionnelles, du type musique irlandaise ou bretonne. Ça ne m’intéressait pas et j’avais envie d’écrire ma propre musique. Je me sentais harmoniquement étriquée dans ce répertoire traditionnel, tout en appréciant aussi cette modalité, mais j’avais envie d’autres chemins harmoniques. Le monde du folk est maintenant très ouvert. Il y a toute une mouvance qui s’appelle le « néo-trad » qui est une vraie déferlante depuis une dizaine d’année. Un bel exemple : le site Boom Bal en Belgique qui touche beaucoup de jeunes entre 18 et 25 ans et c’est pareil en France où la moyenne d’âge des bals folk a chuté énormément.


Hexagone : Comment as-tu construit ton projet de chansons françaises ?

Isabelle : Depuis 2011 j’ai arrêté plusieurs activités et je me suis concentrée sur mon propre projet. J’ai sorti 2 albums :D’ombres… en 2012 et Et De Lumière ! en 2014. Le premier est un solo d’accordéon avec des compositions exclusivement instrumentales. Sur le second, j’ai invité d’autres musiciens et chaque chanson est accompagnée par une formation différente. Il n’y a que des chansons et toutes ne sont pas composées par moi. J’ai écrit moi-même les arrangements. Pour le spectacle des Rancy, l’écriture est différente. Le travail a été plus collégial et j’ai commandé certains arrangements à d’autres musiciens. Aucun de ces musiciens n’est issu des musiques traditionnelles même si Marie Mazille et Stéphane Arbon ont un contact fréquent avec ces musiques. Marie a longtemps accompagné des artistes dans le milieu de la chanson comme Gérard Pierron ou Henri Courseaux et a joué dans plusieurs groupes de musiques traditionnelles. Avec Stéphane et Marie nous avons aussi un trio de musique pour les bals folk.

Hexagone : Il y a beaucoup de sonorités électro sur ton album de chansons
Isabelle : J’ai rencontré une perle rare. C’est Sylvain Berger que j’ai vu un jour sur scène au Polaris à Corbas avec ses claviers. Je cherchais quelque chose de fin, subtil, musical, pas de l’électro pur et dur. Sylvain a tout de suite compris ce qu’il pouvait apporter à mon univers, et ses notes subliment chaque chanson ! Comme il est aussi vidéaste, il a fait des petits teasers et un clip sorti en octobre 2015 pour la chanson À la dérive. Marie Mazille qui est multi-instrumentiste joue de la clarinette, la clarinette basse et du nyckelharpa, vielle à archet suédoise. Stéphane Arbon, qui est issu du monde du jazz et des musiques improvisées joue de la contrebasse. Ce sont des univers très différents qui se rencontrent. Le 22 janvier aux Rancy, nous allons profiter du concert pour enregistrer un album live, après les 3 jours de résidence qui le précéderont.

isabelle-bazin-20-12-2015-@--3Hexagone : Ta musique est très contemporaine et tes textes sont plus proches de la musique traditionnelle.
Isabelle : Certaines de mes chansons sont de facture traditionnelle car j’ai envie d’affirmer cette filiation. Et ces paroles écrites sur le mode traditionnel racontent les mêmes histoires, les mêmes peines, désirs et aspirations qu’il y a 100 ans et que dans 100 ans peut-être. Ce que j’aime beaucoup dans la chanson traditionnelle c’est toute l’imagerie et tout l’imaginaire qui s’en dégage. On y dit une chose sans la dire tout à fait par le truchement d’objets, d’animaux. On ne dit pas directement et crûment ce qu’on a à dire. Tout y est symbolique et subtil, malgré l’image « gros sabots » que l’on prête souvent à cette esthétique. Au contraire, la poésie se cache pour moi entre les lignes. Dans la chanson française, on se raconte peut-être plus directement. Mais dans le fond, je ne raconte que ma vie avec un voile de pudeur et ensuite, chacun se tricote l’histoire qu’il veut à l’endroit qui le touche.

Hexagone : Tes chansons ne s’inscrivent pas tellement dans l’actualité.
Isabelle : Mes textes ne renvoient pas du tout à l’actualité car, ça je ne sais pas le faire. C’est trop concret. Même si je suis très touchée par tout ce qui se passe au niveau politique au sens le plus large du terme. Mais suite aux attentats de novembre, j’ai jeté des bribes de texte par écrit. Je ne suis pas une chanteuse engagée mais je me sens très engagée par ce que je dis. L’univers que je fais affleurer est très engageant et dévoilant pour qui veut bien écouter. Et par exemple la chanson Le Luneux que j’emprunte avec bonheur à Malicorne, n’est autre qu’une chanson sur la décroissance !

Hexagone : Quelle est la prochaine étape pour ton projet ?
Isabelle : Pour le moment nous avons un gros travail de communication à mettre en place pour faire connaitre ce tour de chant dans le milieu de la chanson. Ce qui n’est pas gagné, malgré mon expérience de scène et bien que le premier album D’ombres… ait été chroniqué en 2012 dans Télérama, et que le second Et De Lumière ! ait été cité dans le bel article que François Gorin m’a consacré dans Télérama également, en janvier 2015. Les réseaux sont toujours extrêmement hermétiques. Personne ne connait les musiciens de jazz dans le milieu classique, personne ne connait les chanteurs de salsa dans le milieu des joueurs de tango… Et dans le milieu de la chanson, personne ne me connaît encore ! Mais ça ne va pas durer !!!


Isabelle Bazin Quartet en concert à la Maison Pour Tous – Salle des Rancy
Vendredi 22 janvier à 20h30
249 rue Vendôme 69003 Lyon
04 78 60 64 01 / maisonpourtous@salledesrancy.com

http://hexagone.me/2016/01/isabelle-bazin-chanson-entre-tradition-contemporaneite/

Article sur le WebMagazine « Hexagone »

(…) « Parmi les nombreux concerts programmés ensuite pendant le mois de janvier, j’ai choisi de mettre l’accent sur deux artistes lyonnaises que j’ai rencontrées pour préparer un entretien à paraître dans Hexagone. Il s’agit d’Isabelle Bazin qui sera à la salle des Rancy, le 22 janvier, et de Jeanne Garraud à qui Agend’Arts a proposé une carte blanche de 4 soirées à partir du 20 janvier.

Isabelle Bazin s’est lancée récemment dans la chanson après avoir connu de beaux succès dans le monde des musiques traditionnelles. Elle a donc déjà une longue expérience musicale et c’est en formation de quartet qu’elle va présenter le bel album qu’elle a sorti en 2014. Elle sera sur scène avec son accordéon diatonique, mais sa musique est très contemporaine et n’hésite pas à adopter des sonorités électroniques qui donnent un relief à ses compositions. » (…)

Yves Le Pape, WebMag « Hexagone » (http://hexagone.me/2016/01/a-lyon-selection-concerts-de-janvier/) , le 4/01/2016

logo-hexagonecasquemodif